On s'attache. On se détache. Toujours. On se rattache. Parfois.
Tout dépends des liens noués. Certains te serrent jusqu'au sang, te pompent ton énergie, ta rage de lutter et de combattre. D'autres coulent, tu espères t'y raccrocher, puis te rends compte que les n½uds étaient traitres. On te les avaient pourtant noués sous les yeux, tu ne les pensais pas si frêles. Et enfin, le c½ur de ton équilibre. Indispensables. Ceux qui te permettent de tenir debout en toute circonstance. Et sûrement ceux pour lesquels tu crains le plus. Et chacune des cordes n'est qu'un assemblage de tous ces liens. Toutes, sans exception, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Car aucune d'elle n'est incassable. Ou presque. Chacune se défile, se délie. Certaines s'étirent pour mieux se rattacher. Tu regardes avec appréhension les brindilles craquer une à une, hésitant à réagir même si tu sais qu'au fond, tu devrais le faire, ne pas attendre le dernier moment. Comme toujours. Cependant, au contraire et à ton grand étonnement certaines s'endurcissent. Bien plus que tu ne l'aurais imaginé. Lentement où à un rythme que tu ne pensais pas envisageable. Tu t'étonnes toi-même, te rends compte que tout ce qui ferrait ta vie ne serait qu'une vulgaire pelote de laine dorée de milles teintes. Indémêlable, chaque fil coupé, raccommodé, influe directement sur sa valeur propre. Inestimable à tes yeux. Tu te fais peur dans ces moments là, et te rappelles encore une fois, que tu ferrais mieux d'aller te coucher, plongée dans du ThreeDaysGrace plutôt que de raconter les turlupinions de ton cerveau en manque de sommeil.
Et je vais très bien, accessoirement. :)
Microbe, I'll miss you x_x
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